Correctement utilisé, le sel respecte l'environnement
Le développement de l'usage du sel comme fondant routier a entraîné une réflexion écologique portant sur les effets de l'épandage de ce déverglaçant sur les sols et la nappe phréatique. Les études effectuées à ce jour en France et en Europe n'ont pas révélé de phénomène préoccupant, si les pratiques respectent quelques règles de bon sens rappelées ci-dessous.
Rappelons que les constituants du sel (ions sodium et chlorures) participent aux différents mécanismes biologiques de la vie. Ils se trouvent partout dans la nature et en particulier dans l'eau de mer.
- lors de son stockage, on priviligiera le stockage sous hangar. Si cela n'est pas possible, une bâche permettra d'éviter la perte de sel par sa dissolution par temps de pluie.
- lors de l'épandage, ne mettre en oeuvre que les quantités strictement nécessaires : toute la dose, mais rien que la dose !
- Pour minimiser les impacts sur les plantations particulièrement exposées, ne pas saler la chaussée ou les trottoirs avant d'avoir préalablement raclé la neige. Dans le cas contraire, la fonte d'une neige concentrée en sel, du fait du raclage au pied des rangées d'arbres le long des voies, risquerait en effet de provoquer un apport excessif de sel.
Employé par des professionnels, selon les directives et les recommandations de la Direction des Routes, le sel de déneigement ne fait courir aucun risque à l'environnement et constitue le moyen le plus efficace de combattre la formation de verglas sur les routes et donc d'assurer la sécurité des conducteurs.
influence du mode de production et de transport du sel sur les émissions de gaz à effet de serre
La production de sel de mer est environ deux fois moins émissive que celle d'un sel gemme. Les émissions de gaz à effet de serre varient énormément selon les modes de transport. Téléchargez ici un article faisant le point sur ces aspects, paru dans la RGRA d'octobre 2009.






